Le projet “ Emercase ”, lancé en 2000 au Sénégal par le consortium S2E*, met à profit l’imagerie satellite pour suivre la maladie de la fièvre de la valée du Rift, maladie qui touche essentiellement les animaux mais qui, occasionnellement, se transmet à l’Homme. Elle peut entraîner de graves pertes de cheptel. Le virus est véhiculé par un grand nombre d’insectes, principalement des moustiques.
CIRAD, Medias France.
Les insectes vecteurs sont fortement dépendants
des conditions environnementales telles que
le type de végétation, la température, la présence
deau, etc. Les images satellites permettent didentifier
les conditions environnementales propices à la
présence de ces insectes et ainsi de cartographier
les zones potentiellement à risque. Pour la fièvre
de la vallée du Rift, il sagit notamment de détecter
les mares deau et, plus généralement, les eaux
stagnantes où se développent rapidement les populations
de moustiques. Cela est possible grâce
aux données satellite associées aux informations de
terrain.
Depuis, lexpérience a fait ses preuves, permettant
dalerter en quelques heures les autorités
sanitaires sénégalaises et de prévenir les populations
à risque dans des zones soumises à des
précipitations soudaines.
* Le consortium Surveillance spatiale des épidémies (S2E) est coordonné par lEcole Nationale Vétérinaire de Lyon et financé par le Ministère français de la Recherche et de la Technologie (ACI Télémédecine), le CNES et la Direction Générale des Armées. Il dispose déquipes pluridisciplinaires en France et au Sénégal. |